Inégalités 3

Partie 3 ­– Question 1

Rien n’est plus contre-productif que la surprise. Il convient donc d’informer clairement les étudiants pour les préparer à faire face aux difficultés qu’ils rencontreront à l’occasion de leur insertion professionnelle, en ce compris les inégalités auxquelles ils seront confrontés. Je m’efforce donc de ne pas nier ces dernières. Ensuite, je les identifie par des exemples concrets. Si ces inégalités peuvent être contournées en optant pour une filière professionnelle qui corresponde mieux à la personnalité de l’étudiant, je le mets en lumière. J’ai la chance d’enseigner dans les trois années de bachelier et au sein de mes divers cours, je ne me prive pas de spécifier les différences entre un exercice libéral de la profession et un exerce de salarié, par exemple afin que les étudiants se projettent doucement dans la réalité et fassent des choix selon leur personnalité. Un étudiant fortement concerné par les problèmes de société et les inégalités entre les personnes sera peut-être plus épanoui au sein d’un établissement  pour personnes handicapées  qu’au service d’une clientèle privée parfois triée sur le volet. Certains se découvriront une passion pour les personnes âgées alors qu’ils pensaient devenir logopède pour ne s’occuper que d’enfants. Et puis, j’ai la chance d’être dans une filière professionnelle encore porteuse d’emplois, pour autant que l’on s’y active un peu.

J’invite mes élèves à se situer par rapport à ces choix pour mieux les trancher. Si les inégalités ne peuvent pas être contournées parce que la course à l’élitisme ne sera jamais éradiquée, j’invite mes étudiants à ne pas se décourager, leur laissant entendre, par exemple, qu’un niveau de compétence acquis de haute lutte s’inscrira bien plus dans la durée qu’un autre, atteint sans trop d’effort. Je tente aussi d’élever le débat démontrant qu’une égalité parfaite entre les personnes est une utopie et que ce n’est pas un drame car on s’enrichit bien plus de nos différences que de nos ressemblances.

Partie 3 – Question 2

La vision selon laquelle chacun a la trajectoire qu’il mérite est convenue, manque d’envergure et a du plomb dans l’aile. L’individu n’évolue pas en électron libre au sein de la Société. Il la compose, aussi individualiste soit-il. Et la composant, qu’il le veuille ou non, il se trouve limité dans ses options et prérogatives par un contexte économique et social sur lequel il n’a aucune prise. Il est donc forcé d’infléchir ses positions, de se remettre en question et d’admettre qu’il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. S’imposer contre vents et marées est plus pathétique que productif.

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