innovation question 1

L’innovation pédagogique et l’apprentissage à l’ère du numérique :

une perspective nord-américaine.

 

Question 1 (grandes tendances éducatives).

Selon la conférence du 8/10/13 de Jacques Raynauld – HEC Montréal, MATI Montréal, intitulée « L’innovation pédagogique et l’apprentissage à l’ère du numérique : une perspective nord-américaine », l’enseignement se doit de suivre les tendances actuelles, même s’il reconnaît que d’excellents cours peuvent être dispensés « à l’ancienne ».

L’intérêt, outre celui d’une mise à jour permanente d’un point de vue technologique – qui permet de rester en phase avec les étudiants – réside également dans le respect des trois grandes contraintes imposées dans l’enseignement :

  • l’accès,
  • la qualité,
  • les coûts de la formation en général.

Sir John Daniel les a schématisées dans « le triangle éternel de l’éducation ». Ce fil conducteur sera la base des innovations passées en revue dans la conférence de J. Raynauld.

D’une manière générale, dans une époque où l’accès à l’information est partout présente, il s’agit de transformer l’enseignement ex-cathedra en des phases d’apprentissages où l’étudiant s’impliquera davantage en préparant lui-même ses cours anticipativement (classes inversées), avant d’en discuter en classe avec le professeur et/ou en mettant en pratique les notions vues au domicile. L’étudiant s’approprie ainsi le cours1 (du moins dans sa partie théorique), le remanie, voire utilise sa propre version avec l’appui et les conseils du professeur.

Pour les MOOC, l’accent est mis sur le libre accès à l’information, assurant une gratuité des formations via le net et une possibilité de certification. Très certainement une sorte d’avenir pour l’enseignement, puisque ce système réduit fortement les coûts de fonctionnements. On irait ainsi vers une massification plus importante des formations. Avec un bémol toutefois : quid de la phase certificative ?

Les portfolios, enfin, sont éminemment réflexifs et permettent l’autoévaluation. Ils globalisent les compétences en intégrant des données autant personnelles qu’estudiantines et professionnelles en général. Ainsi, l’être humain (acteur) est remis en valeur dans sa globalité et n’est plus réduit à ses seules qualités d’étude. Assurément, un moteur dans le chemin de vie que chacun tente d’emprunter.

1 Cf. Montaigne, Essais, Avertissement au lecteur : « Je suis moi-même la matière de mon livre ».

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