Innovation question 2

L’innovation pédagogique et l’apprentissage à l’ère du numérique :

une perspective nord-américaine.

 

Question 2 (stratégies éducatives). Mes choix.

1.     Classe inversée.

1.1        Pourquoi ?

Parce que cette stratégie me séduit sur le terrain. En effet, il me paraît possible de l’adapter en tout ou en partie à plusieurs de mes cours, à savoir :

  • Travaux Pratiques Dirigés (discussion en classe),
  • Langage Ecrit (critique des méthodes de rééducation en classe),
  • Méthodologie des tests bac 2 (exercices en classe),
  • déontologie (cas critiques à discuter en classe).

Les étudiants pourraient préparer chez eux la théorie et, soit nous en discuterions en groupe au cours suivant, soit je leur proposerais directement des exercices.

1.2        D’accord ? Pas d’accord ?

Je ne partage pas l’avis du Pr. J. Raynauld quand il précise qu’habituellement « la théorie est vue en classe et les exercices faits à la maison ». Ce n’est pas mon cas. J’ai pris l’habitude de combiner théorie et pratique en cours. Mes étudiants me disent avoir des plannings surchargés au point de m’avouer devoir « brosser » d’autres cours pour dégager le temps nécessaire à l’exercice de travaux à domicile. Je sais que l’argument n’est sans doute pas applicable à tous : certains sont sans doute plus performants que d’autres. Pour autant, je ne peux pas me permettre d’abandonner une partie de la classe en route ni de contribuer à la désertion des cours de mes collègues ! Donc, je tiens compte de leur avis. Je pense qu’il faut en débattre en fonction de la situation sur le terrain et suggère, en tout état de cause, d’intégrer les travaux pratiques dans les ECTS, en allégeant les heures présentielles.

Autre remarque  en ce qui concerne les « classes inversées », stratégie qui semble s’appliquer par petits groupes. Une pratique impossible à transférer dans le contexte qui est le mien où les classes comptent de 50 à 200 étudiants. La stratégie est intéressante, sans doute porteuse, mais elle doit être revue, repensée et modifiée pour la rendre applicable quand on quitte la classe pour l’amphithéâtre !

D’accord sur le principe donc, mais réflexion nécessaire pour la mise en pratique. L’intérêt, c’est un « plus » par rapport à un cours ex-cathedra, sans quoi ce n’est pas la peine.

1.3             Ressources du conférencier :

http://chronicle.com/article/Introduction-to-Ancient/140475

http://chronicle.com/article/Inside-the-Flipped-Classroom/141891/?cid=wc

http://www.nytimes.com/2009/01/13/us/13physics.html

Elles sont instructives et axées sur la pratique et le vécu des professeurs qui admettent les difficultés rencontrées, tant avec les étudiants qu’avec les établissements, et insistent sur le surplus de travail que cela leur impose, principalement dans la phase de discussion en groupe. Elles sont toutefois assez redondantes avec la conférence et apportent peu d’éléments nouveaux et/ou scientifiques.

 

1.4        Ressource personnelle :

http://lebrunremy.be/WordPress/?p=740

Je n’ai pas recoupé les informations, mais M. Lebrun me semble cohérent et crédible.  Il cite d’autres sources que celles retenues par le conférencier. Certaines sont connues et méritent d’être développées. Par ailleurs, M. Lebrun présente un petit historique de la notion de « clase inversée », relativise le concept et produit un essai de modélisation théorique. L’analyse me semble plus riche. La hiérarchisation des niveaux de classe inversée constitue l’une de ces richesses.

2.   Compétences.

2.1        Pourquoi ?

Parce que cette stratégie me paraît être un fondement incontournable du but à atteindre dans notre rôle de professeur. C’est d’autant plus essentiel pour moi que mes enfants ont suivi toute leur scolarité en pédagogie Freinet, laquelle propose une approche axée sur le célèbre principe de Montaigne : « Plutôt une tête bien faite qu’une tête bien pleine ». Pendant mes cours, j’essaie souvent de mettre les étudiants en situation de réflexion pour qu’ils ajustent leurs points de vue à la réalité de terrain. Parce que tout principe, aussi pertinent soit-il, n’est pas un diktat. Un principe n’est pas la vérité, il l’illustre !  À ce titre, il doit souffrir d’être débattu, amendé, adapté, voire remis en question. Pour certaines évaluations certificatives, les examens se passent chez moi « à livre ouvert ». Parce que je veux que mes étudiants sachent qu’il est parfois plus important à mes yeux de démontrer sa capacité à maîtriser l’information qu’à la mémoriser.

2.2        D’accord ? Pas d’accord ?

Le Pr. M. Raynauld insiste sur les compétences que les étudiants universitaires auraient dû mettre en action pendant leurs études.  J’aurais plutôt aimé qu’il nous montrât comment, en tant que professeur, on peut tenter de mieux les développer à travers la formation que l’on propose. La compétence, pas plus que le principe, n’est immuable. En matière d’apprentissage, la vraie compétence, c’est bien moins la résolution du problème que le choix de la solution. En d’autres termes, le résultat compte moins que le cheminement qui y conduit.

2.3             Ressources du conférencier :

http://ec.europa.eu/education/lifelong-learning-policy/eqf_fr.htm

http://www.cic.edu/Programs-and-Services/Programs/Pages/Degree-Qualifications-Profile.aspx

http://www.wgu.edu/

http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323980604579029143959843818.html

La première source n’est pas accessible. L’accent est mis sur les sponsors. Auto publicités par des universités. Peu d’intérêt pour ma propre formation au CAPAES.

2.4             Ressource personnelle :

http://www.bief.be/index.php?enseignement/publications/approche_par_competences_dans_lenseignement_superieur&s=3&rs=17&uid=34&lg=fr

Source issue d’un colloque : « La logique des compétences dans l’enseignement supérieur et cadre européen de qualifications »/ Roegiers, X. /2006. L’auteur cité donne des sources bibliographiques. Il remet en question les valeurs que les enseignants doivent transmettre à l’heure actuelle. Il définit et critique la notion de « compétences » parallèlement aux « savoirs ». Il parle d’enjeux sociétaux majeurs : l’action, le sens, l’évaluation et l’équité face aux innovations pédagogiques. Quelques réflexions par rapport à la place du cadre européen. Il termine par des propositions concrètes par rapport aux contenus des cours et aux évaluations.

Intéressant et donne envie d’investiguer.

3.     MOOC.

3.1        Pourquoi ?

Parce que cette stratégie m’était étrangère. Par curiosité, donc. Une découverte d’autant plus mémorable qu’elle me fut utile dès le lendemain ! En effet, ma fille cherchait une formation postuniversitaire gratuite et se perdait en conjectures. Le lendemain même de la conférence du Pr. M. Raynauld, je lui ai parlé des MOOC et elle y aussitôt trouvé la formation qu’elle recherchait.

3.2        D’accord ? Pas d’accord ?

La présentation du Pr. M. Raynauld vante les multiples mérites des MOOC et intègre même une autocritique. Pour autant, la présentation ne fait état d’aucun élément négatif imputable à cette stratégie éducative. Il doit pourtant bien y en avoir quelques-uns… Sauf à supposer qu’il s’agit là du Graal, de la méthode universelle qui réconcilierait enfin toutes les autres et ferait de l’enseignement une sinécure. Ce que je ne crois pas, bien sûr. Cela dit, cette stratégie étant nouvelle pour moi, je manque de recul pour me risquer à une critique argumentée.

3.3        Ressources du conférencier :

http://chronicle.com/article/The-Major-Players-in-the-MOOC/138817

http://www.ritpu.org/IMG/pdf/RITPU_v10_n02_23.pdf

http://www.nytimes.com/2011/01/21/science/21memory.html?pagewanted=all&_r=0

http://chronicle.com/article/Rwandan-Degree-Program-Aims/141631/

http://chronicle.com/article/MOOCs-Could-Help-2-Year/142123/?cid=wc&utm_source=wc&utm_medium=en

http://www.moocresearch.com/mooc-research-initiative-grants-awarded

Certaines sources sont plus intéressantes que d’autres, je retiendrai les 2ème, 3ème et 4ème.

La deuxième source dresse un historique des MOOC, notion de gratuité cursus, opportunité ou non d’évaluation des étudiants, enseignement de masse, réflexion sur les relations entre MOOC et enseignement plus traditionnel, cognitivisme et les 12 impacts principaux des MOOC. Bibliographie imposante.

Dans la quatrième, on voit une école au Rwanda qui n’a d’autres moyens d’enseigner qu’en passant par les MOOC avant de recourir à la stratégie de la « classe inversée », pour amener la discussion en classe. L’illustration est convaincante et nous offre l’exemple d’un passage réussi de la théorie à la pratique.

3.4        Ressource personnelle :

http://mooc-francophone.com/

Riches en formations gratuites de quelques heures/semaine, pendant 6 semaines. On y trouve des notions pédagogiques vues dans le cadre du CAPAES. J’y reviendrai assurément dès que me cours et devoirs m’en laisseront le temps…

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s